Juillet 2020 : Portraits des jeunes talents et de leurs entreprises partenaires

Le concours French Shoes Talents se réinvente!

En effet, suite à l'épidémie de covid-19, certains candidats n'ont pas pu se rendre dans leur entreprise partenaire pour finir la réalisation de leur modèle. Aussi, les Internautes et les membres du jury ne pourront pas voter pour leur modèle préféré.

En revanche, retrouvez ici tout au long de la semaine les interviews des élèves et de leurs entreprises partenaires réalisées par la journaliste et membre du jury Marie-Anne Bruschi, ainsi que ces mêmes publications sur son site re-voirparis.com.

 

Teo Larosa avec Chamberlan

Yeju Je avec Acerti

Laurent Auguste avec Arche

Marjorie Gomez avec InSoft

Morgane Heintz avec Clergerie

Camille Delattaignant avec La Manufacture 49

 

INTERVIEWS CROISEES - Morgane Heintz avec CLERGERIE

MorganeClergerieMorgane Heintz
Etudiante au Lycée du Dauphiné, Romans sur Isère.

Modèle Gaïa


L’inspiration
Le thème du concours, Racines du Monde, m’a fait tout de suite penser à une racine. J’ai retranscrit l’aspect animal par du cuir croco et pour le côté nature, j’ai utilisé du cuir vert pastel. Pour donner l’impression de la continuité d’une branche, mon talon compensé a été enrobé par du cuir marron avec un passepoil. J’ai appelé mon modèle « Gaïa » en hommage à la déesse de la terre.

 

L’expérience tirée du concours French Shoes Talents
Cela m’a fait gagner en autonomie. Au lycée, on est plus encadré. En entreprise, même si je travaillais seule, j’étais entourée et conseillée par des professionnels.

 

Du rêve à la réalité ou comment passer de la création à la réalisation
Pour le talon, j’avais imaginé du bois, mais cela n’a pas été possible techniquement, du coup il a fallu trouver une alternative qui soit bien esthétiquement. On a utilisé des fils de cuivre pour imiter la forme d’une racine, ça fonctionne bien.

 

Les premiers pas en entreprise chez Robert Clergerie
C’était différent de mon précédent stage. J’ai vu comment le travail était réparti. Chacun est spécialisé. Je suis ainsi passée par le bureau d’études, puis l’atelier de couture et celui de l’enrobage pour le talon. C’était vraiment très intéressant.

 

Projet
C’est important pour moi d’avoir un bac + 3 et d’aborder le management pour élargir mes compétences. J’espère que j’arriverai à faire ce que je veux, j’aimerais être styliste de sneakers.

 

ClergerieAtelier_BDCLERGERIE : présentation de l'entreprise

L’entreprise
Pour contrôler toutes les étapes de fabrication, Robert Clergerie achète les ateliers J.Fenestrier » en 1978. Trois ans plus tard, il lance sa marque. L’histoire est en route avec pour maîtres-mots : création, innovation, artisanat, qualité et préservation du savoir-faire. Aujourd’hui, les collections sont dirigées par David Tourniaire-Beauciel. Le creative director de Clergerie est né à Romans-sur-Isère dans une famille qui a toujours travaillé dans l’industrie de la chaussure et du cuir. Il a fait ses armes chez Stéphane Kélian avant d’intégrer la maison Jean-Paul Gaultier et decollaborer avec des grands noms de la mode comme Martin Margiela et Phoebe Philo.


Le savoir-faire maison
Les collections sont aujourd’hui encore fabriquées par des artisans qualifiés dans les ateliers de Romans-sur-Isère de façon à préserver un héritage de 120 ans d’artisanat.

image : (c) Clergerie

 

INTERVIEWS CROISEES - Marjorie Gomez avec INSOFT

MarjorieG_InsoftMarjorie Gomez 
Etudiante au Lycée Dauphiné, Romans sur Isère
Modèle Ethnik

 

L’inspiration
Le thème Racines du monde m’a conduit aux ethnies et aux tribus primitives. J’ai cherché des images qui collent à mon inspiration puis j’ai fait des croquis pour sélectionner celui qui me plaisait le plus. J’aime le côté primitif contemporain qui se dégage de cette basket et que j’ai retranscrit à travers les couleurs. Elles donnent un aspect naturel renforcé par les découpes primitives.

 

L’expérience tirée du concours French Shoes Talents

Partir d’un thème, parcourir chaque étape pour réaliser son modèle, de la création à la fabrication, c’était une expérience enrichissante. J’ai pu appliquer tout ce que j’avais appris durant mes études.

 

Du rêve à la réalité ou comment passer de la création à la réalisation

Réaliser une paire de baskets, c’était pour moi une première ! Heureusement, j’ai été accompagnée par l’entreprise et mon professeur. Ma difficulté majeure a été les motifs ajourés. Il fallait trouver comment les plaquer. L’atelier m’a proposé la solution et m’a aidé à améliorer mon prototype en incérant un élastique au niveau de la fermeture pour que la languette tienne toute seule.

 

Ses premiers pas en entreprise chez Insoft

L’entreprise est spécialisée dans les baskets donc c’était parfait pour avoir un pied dans le monde du travail et donner réalité à mon modèle. On a eu des échanges, j’ai pu retravailler certains aspects de ma chaussure. Du coup, grâce à leur regard pointu et professionnel, j’ai adapté mon projet pour gagner en confort. Et j’ai découvert une nouvelle méthode de montage que je ne connaissais pas : le Strobel.


Projet
Je me lance sur le marché du travail. Stylisme, conception, fabrication… Étant curieuse de nature je suis ouverte à tout!
 

 

InsoftInterview de Patrick Mainguené, créateur d'Insoft

Insoft, des chaussures éco-conçues pour un monde meilleur

 

L’entreprise
J’ai toujours été sensible à ce qui était innovation au niveau de la chaussure. Trouver des réponses techniques intéressantes notamment le tricotage, c’est une bonne solution pour créer des produits durables et respecter l’environnement en fabricant aussi en France. D’où l’envie de fonder InSoft qui repose sur 3 valeurs : la proximité, le respect de l’environnement et l’innovation. Nous proposons une gamme de chaussons en feutre pour Homme et Femme, des sneakers en cuir et enfin une gamme de sneakers tricotées avec un fil issu du recyclage des bouteilles en plastique. Aujourd’hui, la preuve que ce secteur se développe, c’est que nous sommes sollicités par des marques comme Agnès b pour du co-branding. Il y a une vraie attente des consommateurs pour nos produits. C’est un challenge d’associer la mode et l’économie circulaire.

 

Le savoir-faire maison
Couper, piquer et monter à Romans, c’est un gage de savoir-faire, de chaussures de qualité et de production française. L'intégralité de la fabrication de la chaussure est effectuée sur le territoire de Romans et aux alentours, et ce, depuis la phase de découpe de la matière jusqu'à la finition, en passant par les étapes indispensables du piquage ou du montage. Notre dernier modèle Ector est tricoté, recyclé et recyclable. Les gens peuvent ramener leur paire usagée et avoir 10% sur l’achat d’une nouvelle.

 

L’envie de transmettre aux jeunes générations

À Romans, il y avait pas mal d’entreprises qui permettaient aux élèves de trouver des stages. C’est très formateur. Quand j’ai créé ma société, j’ai pensé à Romans pour m’installer car il y a la proximité du Lycée de formation. C’est intéressant d’apporter à ces jeunes une vision autre que celle qu’on leur enseigne à l’école. La chaussure, c’est aussi de l’innovation. Il faut leur montrer comment faire des produits sympas qui répondent aux attentes du marché. On intègre non seulement des élèves de Romans mais aussi certains de CREAPOLE de Paris ou l’ITECH de Lyon.

 

Le projet de Marjorie Gomez
L’intérêt de son projet, c’est qu’elle avait une vision bien précise en terme de style. Elle avait une vision précise des matières et des couleurs, mais il fallait répondre à ses défis : la finesse des détails et le contraste des matières. J’ai été dans l’accompagnement en lui proposant des solutions comme le thermocollage pour faciliter le piquage et un élastique en-dessous de la fermeture à glissière.
 

 

INTERVIEWS CROISEES - Laurent AUGUSTE avec ARCHE

LaurentAuguste_ArcheLaurent Auguste
Etudiant au Lycée d’Alembert, Paris
Modèle : RN6

L’inspiration
Je me suis inspiré des canaux méridiens de la médecine chinoise. J’ai étudié les points spécifiques de l’acupuncture en essayant de les retranscrire sur le pied pour un confort absolu.


L’expérience tirée du concours French Shoes Talents
Le système des méridiens est très complexe et demande une certaine maîtrise du sujet. Cela m’a pris plus d’une semaine pour les retranscrire sur la chaussure !


Du rêve à la réalité ou comment passer de la création à la réalisation
Je voulais que ma basket apporte un plus au consommateur, qu’elle apporte un vrai confort et pas seulement un aspect esthétique. C’est la fonction qui a déterminé la forme.


Les premiers pas en entreprise chez Arche

C’est une réelle expérience pour moi, une immersion totale avec pour finalité la concrétisation de mon premier modèle. C’était bien d’écouter leurs conseils, de découvrir la rapidité de leurs gestes d’experts et d’observer leur savoir-faire. Ils ont utilisé des machines de pointe qui coupaient mes pièces en une minute ! J’ai vraiment été impressionné.


Projets
J’aimerais me spécialiser et monter en expérience. Je voudrais travailler dans le sportswear haut de gamme.

 

 

la beaute du geste@arche (1)ARCHE - Catherine Hélaine, Présidente


L’entreprise Arche
Lancée en 1968, l’entreprise s’est faite un nom dans le monde de la chaussure avec le succès de la Archette, une bottine courte et drapée créée en 1980. Chez Arche, l’envers du soulier vaut toujours l’endroit et le bien-être est aussi important que l’esthétisme. Fidèle à ses valeurs, notre entreprise familiale façonne les collections dans l’atelier de Château-Renault. Nous nous inscrivons entre tradition et modernité. La souplesse, les matières naturelles et la pureté font parties de notre ADN.


Le savoir-faire maison
Identifiable par la souplesse de nos peaux, les lignes fluides de nos modèles, un design singulier et un produit durable dans le temps, notre Maison a toujours cultivé sa différence. Nous utilisons du cuir d’origine européenne et nos semelles privilégient le Lactae Hevea (en pur lait d’hévéa naturel, idéal pour l’élasticité et l’amorti). On s’implique pour maintenir du made in France et mettre en avant le savoir-faire de nos équipes. Une alchimie entre la pureté des formes, la beauté du cuir et des coupes impeccables.


L’envie de transmettre aux jeunes générations

En tant que fabriquant, nous ne sommes plus très nombreux en France et nous voulons conserver la notion de transmission du savoir-faire aux jeunes générations. Valoriser ce métier avec ses lettres de noblesse en restant fidèle à nos valeurs fait partie de nos priorités. On a un bel héritage et il est plus que jamais important de le porter haut en couleur.


Le projet de Laurent Auguste
À cause de la Covid-19, il n’a pu venir qu’une seule fois découvrir nos ateliers. C’est un mode de collaboration enrichissant. L’idée est de montrer aux étudiants le processus global d’élaboration, de la création à la finalisation de la chaussure. La mise en œuvre technique des modèles est souvent compliquée et c’est essentiel qu’ils prennent la mesure de son importance. Dessiner, c’est une chose, mais après il faut réaliser le modèle. Le projet de Laurent Auguste oscillait entre ergonomie et vision futuriste du confort : un savant équilibre à trouver… qui est l’essence même de nos valeurs.

image : La beauté du geste (c)Arche

 

INTERVIEWS CROISEES  - Yeju JE avec ACERTI FRANCE

 

Yeju JeYEJU JE 

Etudiante coréenne au Lycée de la mode, Cholet

Modèle: Mule Spartiate

 

L’inspiration
J’ai oscillé entre raffinement et philosophie. D’abord en m’imprégnant du ying et du yang, source de toute existence et de toute valeur. Ensuite avec la chanson It runs through me de Tom Misch. J’étais sous le charme des paroles et de son rythme. Elle m’a donné envie de laisser libre cours à mes pensées sur l’origine de l’humanité et de l’exprimer à travers la création de mes souliers. Mes photos préférées : les gens dans la nature.


Du rêve à la réalité ou comment passer de la création à la réalisation
La sangle détachable pour pouvoir porter la sandale de deux manières différentes.


Projets
J’ai dû repartir à cause du confinement en Corée où j’ai déjà trouvé et commencé à travailler dans une entreprise.
 

 

AcertiACERTI : Patrick Biron gérant Acerti France

Acerti, l’éco-responsabilité au centre de la création

 

L’entreprise Acerti
Après avoir été mise en liquidation judiciaire, Chauss'Nature a été rachetée en 2017 par un groupe de podo-orthésistes. L’objectif étant de mutualiser leurs méthodes de fabrication pour proposer des modèles plus mode qui intègrent au mieux le handicap. Rebaptisée Acerti France, l’entreprise est située à 15km de Cholet non loin du Lycée de la Mode. Elle assure aujourd’hui la continuité de l'activité avec notamment des chaussures thérapeutiques en demi-mesure.


Le savoir-faire maison
Nous fabriquons des produits confortables et anti allergiques avec des semelles en latex, des tannages végétaux... Notre force ? Une bonne durabilité puisque la maison assure même les réparations (notamment les ressemelages). Nous développons aussi des produits "Made in France" pour de jeunes créateurs et nous avons lancé notre e-commerce.


L’envie de transmettre aux jeunes générations
L’avantage de notre atelier, c’est qu’il va de la conception à la mise au point des chaussures avec un personnel formé pour chacune de ces étapes. Notre moyenne d’âge est de 56 ans aussi le fait de nous rapprocher des écoles et de trouver des personnes motivées et jeunes permet d’assurer le transfert des connaissances et du savoir-faire. C’est important d’avoir cette relation de montrer aux jeunes qu’il y a un avenir dans ce métier.


Le projet de Yeju
L’expérience en entreprise a été vite interrompue à cause du confinement, mais nous avons pu la recevoir. Elle a pu poser des questions à notre responsable de production. Ces expériences sont enrichissantes pour tous. Pour les élèves bien sûr mais aussi le personnel en interne. C’est valorisant pour eux de montrer leur savoir-faire et d’accompagner des jeunes. L’échange est bilatéral et non à sens unique.
 

 

 

INTERVIEWS CROISEES  - Téo LAROSA avec CHAMBERLAN

 

TedLarosaTEO LAROSA
Étudiant au Lycée d’Alembert, Paris
Modèle « Fossile en mouvement »

 

L’inspiration
Après avoir fait des recherches, j’ai eu un coup de cœur pour cette plante, la Cooksonia, qui est apparue il y a 1,2 milliard d’années sous l’océan. Sa forme m’a inspiré pour le talon et le bijou de l’avant du pied. J’ai aimé son aspect arrondi. Pour les volumes, j’ai pensé à l’architecture de Gaudi tout en arrondie et aux jardins de Versailles.


L’expérience tirée du concours French Shoes Talents
C’est toujours intéressant un concours. Une bonne façon de confronter ses idées avec celles des autres, de voir les différentes interprétations du sujet entre les candidats. La partie création était très intéressante et m’a beaucoup plus. Après cette expérience, si je recommençais, je penserais plus à la réalisation du modèle. Mon talon était super intéressant, mais très compliqué à fabriquer ! Maintenant je sais qu’il faut penser un modèle de A à Z jusqu’à sa conception.


Du rêve à la réalité ou comment passer de la création à la réalisation
Les détails étaient toute la difficulté de mon modèle. Ils devaient être très soignés. Le talon attire le regard donc il devait être parfait. J’ai eu la chance de connaître quelqu’un spécialisé dans le métal qui m’a aidé dans sa réalisation.


Les premiers pas en entreprise chez Chamberlan
Je leur ai montré mon talon et ils ont tout de suite compris ce que je voulais faire. Ils m’ont donné des conseils pour l’assemblage notamment. Parler à des professionnels, leur expliquer mes problèmes et trouver des solutions ensemble à travers leur expertise, c’était très enrichissant même si à cause du confinement je n’ai pas pu travailler en atelier.


Projets
Aller vers une école dans le textile et faire plus de sportswear. J’aimerais travailler sur l’environnement et contribuer à trouver des solutions innovantes avec des matières moins polluantes.
 

 

CHAMBERLAN : Sophie Engester, cofondatrice et DGMontage_Chamberlan

Chamberlan, une nouvelle définition du sur-mesure


L’entreprise Chamberlan
Réinventer le métier de bottier en développant une application smartphone permettant de donner ses mesures pour créer des souliers femmes sur-mesure, tel était le défi de Chamberlan. Défi relevé dès 2016 avec notamment la création d’un atelier d’art en Dordogne. Accompagnée pendant 3 ans par Fred Rolland, l’ex-bottier de Christian Louboutin, la maison à industrialisé le savoir-faire bottier avec la même qualité et les mêmes exigences que le luxe. Tout est travaillé en numérique : prise des mesures, modélisation des formes en 3 D… puis suit un process classique de piquage pour une fabrication artisanale d’excellence.


Le savoir-faire maison
L’artisanat français et les belles matières sont au cœur de la création. Un savoir-faire bottier qui conduit à 250 opérations différentes pour réaliser un soulier ! Après du full e-commerce, la maison a ouvert une boutique près de la place Vendôme, rue Rouget-de-l’Isle à Paris pour que la clientèle puisse découvrir les modèles.


L’envie de transmettre aux jeunes générations
La formation du personnel, c’est vraiment notre obsession. On a formé nos employés qui forment à leur tour. Ce n’était pas notre objectif principal, mais c’est devenu incontournable car on voulait être 100% made in France. Pour cela, on s’entoure de personnes qui viennent de grandes maisons et qui ont de l’expérience.


Le projet de Teo Larosa
Son projet était très intéressant et on lui a donné des conseils. On était ravi de l’accueillir en entreprise et de pouvoir réaliser avec lui les étapes de fabrication à l’atelier, malheureusement à cause du COVID-19 nous n’avons pas pu finaliser ce projet.
image (c) Chamberlan

 

Camille Delattaignant avec LA MANUFACTURE 49

 

CamilleManufacture49Camille Delattaignant

Lycée de la mode, Cholet

Modèle : bottine Abysses

 

Inspiration

« Les mers et les océans font partie du monde et ce depuis des millions d’années. J’ai donc décidé d’imaginer ma paire de chaussures à partir de cet univers. Le mouvement hypnotique de la mer, ainsi que les variations de couleurs de celle-ci sont fascinantes et très inspirantes […]. L’objectif est de parvenir à obtenir les mêmes ondulations que celles d’un poisson qui nage. La bottine sera légère et tout en élégance. »

 

La Manufacture 49

La Manufacture 49 produit une partie des collections des marques du groupe Eram et met à disposition des créateurs différents modèles dans son atelier de conception et de fabrication.
Les modèles conçus sur un circuit de fabrication 100% français sont éligibles au label Origine France Garantie.