La Fédération a organisé une matinée-expertises autour du consumérisme durable le vendredi 4 décembre 2009 à la Maison de l'Amérique Latine (Paris VII).
Plusieurs intervenants ont pris la parole autour de ce thème, qui reste au cœur de la stratégie des entreprises.
Face à un auditoire participatif, Ethicity a présenté les résultats de son baromètre annuel sur les comportements des français au développement durable, à la responsabilité sociale des entreprises et à la consommation responsable. M. Gilles Degroote, consultant pour le cabinet Ethicity, a privilégié les attitudes de deux cibles féminines et masculines : les personnes qui achètent le plus de chaussures et qui dépensent plus de 75€ dans l'achat d'une paire de chaussures.
Quatre enseignements ressortent auprès de ces deux cibles :
- une sensibilité sociale plus forte : l'origine, le lieu de production et les garanties sociales sont importants,
- le développement durable est associé à la qualité en premier lieu, mais c'est aussi un argument convaincant,
- 25% d'entre eux sont déjà dans la consom'action, à la recherche de produits responsables, labellisés. D'ailleurs pour 76% des personnes ciblées, les entreprises ne donnent pas assez d'informations sur leurs produits,
- l’aspect économique est plus fort que dans la population française. La viabilité est importante, le surcoût mieux accepté,
- la réputation de la marque et son éthique sont mises en valeur. La confiance dans les grandes entreprises est faible,
- le développement durable, oui mais en gardant la qualité, le confort, la mode, le fun !
- les comportements au quotidien évoluent de plus en plus profondément (éco-gestes, achats, etc.).
Vigeo, cabinet d'audit en responsabilité sociale des entreprises créé en 2002 par Nicole Notat, a exposé sa vision de la responsabilité sociale.
Le référentiel de Vigeo s'appuie sur 38 critères d'évaluation dans les domaines des droits humains, des ressources humaines, de l'environnement, du comportement sur les marchés, de l'engagement sociétal et du gouvernement d'entreprise. Mme Ingrid Jaugey-Ndiaye terminait sa présentation sur quelques exemples, dont la définition du référentiel du label Lucie, pour le compte de QFA.

Troisième intervenant de la matinée, M. Thierry Poncet de CTC Environnement a abordé la notion d'impact environnemental et de durabilité, en prenant l'exemple d'une paire de chaussures ville pour homme. Les produits « éco-responsables », « éco-conçus », « éco-compatibles », « bio », ou « vert » se développent dans les rayons de nos magasins. Effet d’annonce ou réelle réduction de l’impact environnemental de l’article ? La réponse n’est pas toujours simple pour le consommateur dans son acte d’achat. L’affichage environnemental des tous les biens de grande consommation pourrait apporter une certaine rigueur.
CTC, en charge de l’animation de cette réflexion pour la chaussure propose une méthode pour le calcul de l’impact environnemental d’une paire de chaussures ville-homme prenant en compte la « durabilité » de l’article.
Pour conclure cette riche matinée, deux entreprises nous ont fait l'honneur de partager leur vision du développement durable.
- Mme Diane Maniouloux pour le groupe Lafuma et
- M. Fabien Bernard pour Chaussures Samson
ont exposé leurs expériences d'entreprises par rapport à cette thématique.
Les résultats de l'enquête Ethicity, ainsi que les présentations de chaque intervenant sont disponibles sur simple demande auprès de la Fédération.
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