Extrait de CTC Entreprise - Juin 2011
Affichage environnemental des biens de grande consommation
Opération pilote Fédération Française de la Chaussure - CTC – DGCIS

Dans le cadre des Grenelles 1 et 2 de l’environnement, le Ministère de l’Écologie et du Développement Durable (MEEDDM) a pour objectif d’imposer l’affichage environnemental des biens de grande consommation.
Les conditions générales de mise en place de cet affichage sont définies dans un document publié par l’AFNOR et l’ADEME en 2008. Il est complété par un référentiel relatif à la chaussure ville-homme, publié en octobre 2010.
De manière à anticiper cette contrainte réglementaire, la Fédération Française de la Chaussure, la DGCIS (Direction générale pour la compétitivité, l’industrie et les services) et CTC proposent à des fabricants de chaussures de participer à une opération pilote.
L’objectif du projet consiste à préparer les entreprises à ce type de méthodologie et à tester la faisabilité technique et économique de l’affichage environnemental en chaussure. La saisonnalité, le nombre important de références commercialisées, les pays de fabrication, la disponibilité des flux et des bases de données, le coût unitaire de chaque calcul d’impact, etc., sont autant de paramètres pris en compte pour évaluer cette faisabilité. Les outils nécessaires aux calculs de durabilité et d’impact environnemental sont en cours de développement à CTC et seront testés auprès d’entreprises volontaires. CTC se rendra auprès de chacun de ces industriels pour former des interlocuteurs à leur utilisation et à l’interprétation des résultats.
La durabilité est estimée à partir de résultats d’essais de laboratoires :
- résistance à l’arrachement des différentes liaisons assurées par collage (tige/semelle) : ces essais sont réalisés selon la norme EN ISO 17708 et consistent à mesurer la force qu’il faut appliquer pour séparer deux matériaux liés par collage. Ils permettent de vérifier que la tige restera durablement sur la semelle ou encore que la semelle intercalaire ne se décollera pas de la semelle de marche ;
- abrasion de la semelle de marche : effectué selon la norme EN 12770, le test consiste à prélever une éprouvette cylindrique de 16 mm de diamètre. La perte de volume est déterminée après un parcours de 40 mètres sur un papier abrasif de grain P60 et sous une force de 10 N. Plus la valeur est faible, meilleure est la résistance à l’abrasion du matériau ;
- résistance à flexion répétée de la semelle de marche : l’essai est effectué sur un appareil de type Bennewart selon la norme EN ISO 17707. Il consiste à fléchir cylindriquement la semelle au niveau de la zone de flexion (tiers avant de la semelle) et à mesurer le nombre de cycles nécessaire pour endommager la semelle. Pour les chaussures de sport, le test sera réalisé avec une préentaille de 2 mm et mesure la propagation de l’entaille ;
- résistance à la déchirure sur tige : cet essai est réalisé selon la norme EN 13571 (ou ISO 17696). Il consiste à mesurer la force qu’il faut appliquer sur une éprouvette pour propager une incision longitudinale ;
- résistance à l’abrasion de la doublure : effectué sur un appareil de type martindale selon la norme EN 13520, ce test consiste à abraser une éprouvette circulaire, prélevée sur le matériau à tester, contre un textile standard sous une pression de 12 kPa. C’est le nombre de cycles nécessaire pour obtenir un trou sur la surface de l’éprouvette qui est mesuré.

L’affichage porte sur trois indicateurs :
- émissions de gaz à effet de serre ;
- consommation de ressources non renouvelables ;
- eutrophisation (impact sur l’eau sous forme de développement d’algues vertes).
Après l’organisation de séminaires de présentation de cette démarche à Lyon, Cholet, Le Roullet-Saint-Estèphe (Angoulème), Castagnède et Paris, des entreprises de chaussures de ville, chaussures de sécurité, ou encore chaussures de sport, se sont portées volontaires. Elles bénéficieront de l’assistance de CTC pour ce calcul d’impact et de durabilité.
Elles pourront, si elles le souhaitent, afficher leurs résultats. En contrepartie, CTC est intéressé par leur retour d’expérience sur la faisabilité d’une telle démarche.
Contacts :
Thierry Poncet - Responsable de projets Environnement
tponcet@ctcgroupe.com
Régis Léty - Responsable de projets Environnement
rlety@ctcgroupe.com
Juin 2011
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